L'Ours Caracalla

L'école du mensonge

     
L'OURS  

Anton Tchekhov

Auteur lui-même d’un théâtre de dérision, Arthur Adamov a assuré la traduction.

De 1887 à 1891, après les déconvenues d’Ivanov, Tchekhov a écrit une série de pièces en un acte (L’Ours, La demande en mariage, La noce). Comme les nouvelles en littérature, ce sont des petits chefs-d’œuvre d’humour et de concision, d’observation aussi. L’Ours qui vous approchera est-il un grizzly ou un ours en peluche, à vous de juger.

 

 

 

 

 

 

(1860-1904), peut être considéré comme l’un des plus grands romanciers russes du XIXe siècle. Il fut de tous le plus ouvert aux influences modernes , si diverses soient-elles. Son œuvre sera révélée par le Théâtre d’Art de Moscou (fondé par Snalislavski et Némirovitch-Dantchenko). Il en sera aussi le véritable moteur.
Issu d’une famille de condition très modeste qu’il soutiendra financièrement par sa profession de médecin, Tchekhov est, très jeune, dévoré par le démon de l’écriture. Il disait : « La médecine est ma femme légitime, la littérature ma maîtresse. ».
Ne cessant de souligner, au travers de son œuvre, l’esprit petit-bourgeois, la trivialité, la corruption, l’ignorance crasse, la peur du supérieur, la déchéance dans les destins avortés, condamnés à l’échec, à l’usure du temps, « menue monnaie de la mort », il gardera constamment foi en l’homme.
Il croira toujours possible « la révolution de l’esprit », révolution individuelle, personnelle qui seule permet grâce à la connaissance, au savoir, l’amélioration de la nature humaine, donc de la société.
Peintre sans fard d’une réalité sordide, il sut être sans passion, sans intolérance, sans exclusive, sans anathème, un des premiers défenseurs des droits de l’homme.

     
L'école du mensonge  

Sacha Guitry

En parlant du mensonge Guitry disait « c’est l’une des plus grandes voluptés de la vie ». L’école du mensonge a été représentée pour la première fois au cinéma ABC de Genève le 23/02/1940.

Guitry exprime à la fois sa vision du théâtre et ce qui en fait un art spécifique, puis interviennent les femmes à qui il attribue un don inné pour jouer la comédie.

 

Le génie de Guitry est d’avoir choisi, une fois pour toutes, le parti de rire plutôt que celui de pleurer, à l’aube d’une époque où le sombre allait s’emparer de tout. Son rapport avec les femmes fut une source d’inspiration sans fin que l’on peut imager de l’une de ses phrases « Je vais donc enfin vivre seul, et déjà je me demande avec qui ». Il eut aussi le mérite et la sagesse de ne jamais sacrifier à l’actualité, de ne jamais s’occuper de la choses publique, ni de ces questions soit disant sérieuses dont on nous rebat les oreilles, secret à l’évidence de la fraîcheur de ses textes qui ont traversé le temps sans vieillir.

     
CARACALLA Compléments

Dumanoir et Clairville

Dumanoir et Clairville en collaboration, ont écrit vers 1850 un pastiche court du style dramatique et des élans grandiloquents des pièces classiques se déroulant dans la Rome antique. L’écriture en vers n’empêche pas les jeux de mots dont certains sont devenus des classiques. Ce thème sera repris par Victor Hugo dans « Angelo, tyran de Padoue ».

 

 

 

DUMANOIR
Philippe-François Pinel du Manoir dit Dumanoir fut un auteur fécond. Auteur de 194 pièces de théâtre dont la plus célèbre « Don César de Bazan » assura le succès de Frédéric Lemaître dans le rôle principal. Dumanoir, né à la Guadeloupe fut directeur du théâtre des Variétés ou nombreuses de ses créations virent le jour. Il écrivit très souvent en collaboration avec de nombreux auteurs.
CLAIRVILLE
Louis-François Nicalaie dit Clairville (1811 – 1879) fut l’auteur de nombreuses pièces de théâtres, et participa à l’écriture d'un grand nombre de livrets d’opérettes. Il travailla en collaboration avec d’autres écrivains. Les deux opérettes les plus connues sont « Les cloches de Corneville » et « La fille de madame Angot ».